Hallucinant travail de peinture de l’artiste hyperréaliste géorgienne Monica Cook qui me rappelle les quelques peintres hollandais du XVII à s’être spécialisés dans les natures mortes aux poissons.
Oui, ça existe, et croyez moi, ça vaut le coup d’oeil. (2ème étage de l’aile Richelieu du Louvre… perdez-y vous!)
Le poisson comme symbole du christ, yep, ça on sait… (le nom grec d’ « ICHTUS » correspond à l’acrostiche formé à partir des premières lettres de la locution Iesos Khristos Theou Uios Soter, c’est-à-dire « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur » . Le symbole christique du poisson renvoie également au rite baptismal : le bassin qui contient l’eau du baptême, « piscina » qui signifie littéralement « l’étang aux poissons ») mais aussi la chair visqueuse, qui n’a rien a faire à l’air, qui va y mourir, qui va nous satisfaire et nous remplir le corps, dans un dernier élan.
On croit aussi deviner des morceaux de grenade et de figue, symbole de chasteté et de fécondité en même temps, tout ça lié à un érotisme dérangeant…Cette artiste fait définitivement dans la provocation.
Fascinant hommage à la peinture du nord du XVII et à la nature mi-morte (la nature zombie?), entre émotion et insolence, ça marche, je valide, je partage…